đ Les IA ont inondĂ© les pull requests de nombreux projets, Ă©puisant les reviewers et provoquant des polĂ©miques. Une Ă©quipe de Polytechnique MontrĂ©al a cherchĂ© Ă savoir combien de ces PR sont effectivement acceptĂ©es, sur quelles tĂąches le recours aux IA est le plus frĂ©quent et quel est leur impact en termes de qualitĂ© logicielle.
đ 84 % des PR gĂ©nĂ©rĂ©es avec Claude sont acceptĂ©es, contre seulement 59 % avec Copilot. Le modĂšle compte Ă©normĂ©ment, mais les tĂ©nors du marchĂ© sâen tirent plutĂŽt bien. Les chercheurs notent que Claude obtient ce rĂ©sultat alors quâil est employĂ© sur des projets en moyenne plus gros et plus complexes que ceux de ses concurrents.
âïž Le score est impressionnant, mais il faut tempĂ©rer ce rĂ©sultat. La seconde partie de lâĂ©tude montre que les IA sont employĂ©es en prioritĂ© sur des tĂąches jugĂ©es Ă la fois rĂ©pĂ©titives et complexes : la documentation, la mise Ă jour de dĂ©pendances et, Ă mon grand regret, les tests (alors que dâautres Ă©tudes montrent lâincurie des LLM sur le sujet).
đ§č Les tĂąches pour lesquelles une IA a le plus de chances de voir sa PR acceptĂ©e sont des tĂąches sans grande valeur ajoutĂ©e : gestion dâassets, renouvellement de tokens, rĂ©daction de licences, Ă©dition de pipelines de CI. La plupart de ces tĂąches, mĂȘme si elles sont triviales, restent critiques, ce qui explique peut-ĂȘtre le faible recours aux IA pour les traiter.
đ§âđ» Sur le cĆur de mĂ©tier dâun dĂ©veloppeur, les IA passent moins facilement la barriĂšre de la review. Est-ce par phobie anti-IA ? Avec les mĂ©triques choisies par les chercheurs, il nâest pas possible de conclure. Les modĂšles sont tous trĂšs diffĂ©rents dans leur maniĂšre dâinteragir avec les humains et le code. Certains modĂšles questionnent beaucoup, dâautres non. Certains touchent de nombreux fichiers, dâautres non. Etc.
đ Enfin, sur le taux de bugs, une fois la PR acceptĂ©e, la diffĂ©rence entre les humains et les IA est nĂ©gligeable.
đŻ Que conclure ? Avec un bon modĂšle, il nâest pas aberrant de confier les tĂąches rĂ©pĂ©titives aux LLM, afin de nous concentrer sur notre cĆur de mĂ©tier : le dĂ©veloppement de features. Tout le monde y trouvera son compte, les dĂ©veloppeurs dispensĂ©s de boilerplate comme les reviewers qui auront moins dâAI-crap Ă relire.
SOURCE
Mazloomzadeh, Iren, Mohammad Mehdi Morovati, and Foutse Khomh. âHow Do AI Coding Agents Contribute to Software Development? An Empirical Study of Agentic Pull Requests.â arXiv, July 23, 2026. DOI:10.48550/arXiv.2607.21832.
Enzo Sandré
đ Lien public DOIs: 10.48550/arXiv.2607.21832